Message concernant l'arrêté fédéral renouvelant l'ouverture d'un crédit cadre pour cautionnement visant à garantir un nombre suffisant de navires de haute mer battant pavillon suisse
Message concernant l'arrêté fédéral renouvelant l'ouverture d'un crédit cadre pour cautionnement visant à garantir un nombre suffisant de navires de haute mer battant pavillon suisse
01.070 Messageconcernant l'arrêté fédéral renouvelant l'ouverture d'un crédit-cadre pour cautionnement visant à garantir un nombre suffisant de navires de haute mer battant pavillon suissedu 7 novembre 2001Monsieur le Président,Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs,Nous vous soumettons pour approbation le projet d'un arrêté fédéral renouvelant l'ouverture d'un crédit-cadre pour cautionnement visant à garantir un nombre suffisant de navires de haute mer battant pavillon suisse.Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, l'assurance de notre haute considération.7 novembre 2001 Au nom du Conseil fédéral suisse:Le président de la Confédération, Moritz Leuenberger La chancelière de la Confédération, Annemarie Huber-HotzCondenséLa Suisse, pays enclavé et sans gisement notable de matières premières, n'a aucune source d'énergie (sauf électrique) et ne couvre que partiellement ses besoins en matière d'alimentation. Elle est donc largement tributaire de l'étranger, ses exportations provenant pour une grande part des pays d'outre-mer. La Suisse est par ailleurs une nation industrialisée typique dont la moitié du revenu provient des exportations. Vu la libéralisation croissante des marchés due à la mondialisation, notre économie est exposée à une dure concurrence, qui l'oblige à réduire les coûts de toutes les façons imaginables. Commerçants et industriels ont donc réduit leurs ré-serves d'exploitation à un strict minimum, pratique des flux tendus oblige. La sécurité de notre pays étant moins exposée, vu la situation géopolitique internationale, la Confédération a fortement réduit le stockage obligatoire de biens d'importance vitale, dégrevant ainsi les consommateurs. Elle a même complètement supprimé les réserves obligatoires de nombreux produits (charbon, savons et détergents, certains engrais et fourrages, semences, cacao et thé) et s'apprête à allonger cette liste.La mondialisation a enfin poussé à l'extrême la division internationale du travail: un bien n'est plus fabriqué en un seul lieu, mais sur divers sites, là où les coûts de production des différents composants sont les plus bas. Dans cette logique, les biens produits industriellement ou leurs composants sont transportés, à plusieurs reprises, d'un pays à l'autre, voire d'un continent à l'autre, ce qui implique de longs trajets avant qu'ils ne parviennent au consommateur. Les choses ne sont guère différentes pour les exportations, car pour sauvegarder leur compétitivité, les industriels suisses doivent être prêts à livrer leurs produits jusqu'au bout du monde.Mais l'économie ne peut se permettre des réserves d'exploitation minimales ni des stocks obligatoires drastiquement réduits que si le flux continu de marchandises venant de l'étranger est garanti par des systèmes logistiques efficaces. L'industrie axée sur l'étranger et les exportations sont, elles aussi, tributaires d'un réseau de transport performant, opérant à l'échelle mondiale. Le bon fonctionnement de ce secteur de services est donc d'un intérêt primordial pour toute l'économie. En l'occurrence, la navigation de haute mer constitue le maillon le plus fragile de ...