Résumé
Regeste
Art. 219 StGB; Verletzung der Fürsorge- oder Erziehungspflicht. Voraussetzungen, unter denen die Bestimmung anwendbar ist (E. 1a). Die Verantwortliche einer Schule, die, obwohl sie weiss, dass eine unmündige Schülerin durch andere Schüler sexuell missbraucht worden ist, keine Massnahmen ergreift, um die dringende und voraussehbare Gefahr einer Wiederholung solcher Missbräuche zu verhindern, macht sich der fahrlässigen Verletzung der Fürsorge- oder Erziehungspflicht gemäss Art. 219 StGB schuldig (E. 1b-1d). Wenn die Fahrlässigkeit nicht nur die Gesundheit einer der dem Täter anvertrauten unmündigen Personen beeinträchtigt, sondern überdies die körperliche oder seelische Entwicklung anderer Unmündiger, für die er verantwortlich ist, gefährdet, ist Art. 219 StGB unabhängig von einer allfälligen Anwendbarkeit von Art. 125 StGB in jedem Fall anwendbar (E. 1e). Art. 219 Abs. 2 StGB und art. 63 StGB; Sanktion bei fahrlässiger Tatbegehung. Wenn der Täter fahrlässig gehandelt hat, hat der Richter die Möglichkeit, aber nicht die Pflicht, auf Busse statt auf Gefängnis zu erkennen. Bei der Prüfung, welche der beiden Sanktionen ausgesprochen werden muss, ist entscheidend auf die Schwere des begangenen Fehlers abzustellen (E. 2). ****************************************RegesteArt. 219 CP; violation du devoir d'assistance ou d'éducation. Conditions d'application de cette disposition (consid. 1a). La responsable d'une école, qui, sachant que des abus sexuels ont été commis par des élèves sur une autre élève mineure, ne prend pas les mesures qui s'imposent face au danger important et prévisible que de tels abus se reproduisent, se rend coupable, par négligence, de l'infraction réprimée par l'art. 219 CP (consid. 1b-1d). Lorsque la négligence de l'auteur a non seulement eu pour effet de causer une atteinte à la santé de l'un des mineurs qui lui sont confiés mais de mettre en danger le développement physique ou psychique d'autres mineurs dont il répond, l'art. 219 CP est en tout cas applicable indépendamment d'une éventuelle application de l'art. 125 CP (consid. 1e). Art. 219 al. 2 CP et art. 63 CP; sanction en cas de négligence. Lors que l'auteur a agi par négligence, le juge a la faculté, mais non pas l'obligation, de prononcer une amende au lieu de l'emprisonnement. Pour déterminer laquelle de ces deux sanctions doit être prononcée, la gravité de la faute commise est le critère essentiel à prendre en considération (consid. 2). ****************************************RegestoArt. 219 CP; violazione del dovere d'assistenza o educazione. Condizioni di applicazione di questa disposizione (consid. 1a). La responsabile di una scuola che, pur sapendo che abusi sessuali sono stati commessi da allievi nei confronti di un'altra allieva minorenne, non adotta i provvedimenti che s'impongono per ovviare al pericolo importante e prevedibile che tali abusi si ripetano, si rende colpevole, per negligenza, del reato punito dall'art. 219 CP (consid. 1b-1d). Laddove la negligenza dell'agento non solo pregiudichi la salute di uno dei minorenni affidatigli, ma esponga altresì a pericolo lo sviluppo fisico o psichico di altri minorenni di cui è responsabile, l'art. 219 CP è comunque applicabile, prescindendo da un'eventuale applicazione dell'art. 215 CP (consid. 1e). Art. 219 cpv. 2 CP e art. 63 CP; pena in caso di negligenza. Se il colpevole ha agito per negligenza, il giudice ha la facoltà, ma non l'obbligo, di condannare a una multa anziché alla detenzione. Per determinare quali di queste due pene debba essere pronunciata, va presa in considerazione quale criterio essenziale la gravità della negligenza (consid. 2).Voir le contenu complet de ce document
Extrait
Arrêt de Tribunal Federal Nº 125 IV 64, de 02 Février 1999
Chapeau
125 IV 6410. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 2 février 1999 dans la cause X. c. Ministère public du canton de Vaud (pourvoi en nullité)Faits à partir de page 65 BGE 125 IV 64 S. 65A.- Par jugement du 10 octobre 1997, le Tribunal correctionnel du district d'Aigle a notamment condamné X., née en 1950, pour violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 CP), à la peine de 1 mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans, statuant par ailleurs sur des conclusions civiles.Le recours formé par la condamnée contre ce jugement a été rejeté par arrêt du 18 mai 1998 de la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois.BGE 125 IV 64 S. 66B.- Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit.a) X. est entrée en 1988 au service d'une fondation, qui a pour but de dispenser un enseignement spécialisé à des enfants et adolescents handicapés mentaux ou présentant d'importantes difficultés d'acquisition ou de développement. D'abord attachée au service éducatif itinérant, elle a aussi effectué des remplacement...Voir le contenu complet de ce document
