Arrêt de Tribunal Fédéral, 31 octobre 1972
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Résumé
Regeste
Art. 88 OG; Beschwerdelegitimation Zur Beschwerde wegen verfassungswidriger Anwendung eines Gesetzes im Einzelfall ist legitimiert, wer eine Verletzung seiner aktuellen - nicht bloss virtuellen - rechtlich geschützten Interessen behauptet (Erw. 1 b). Art. 22ter BV; Eigentumsgarantie 1. Eine vom Bauherrn geforderte zusätzliche Ausgabe von 1 % des Kostenvoranschlags stellt keinen besonders schweren Eingriff ins Eigentum dar. Ob dafür eine genügende gesetzliche Grundlage vorhanden sei, prüft das Bundesgericht deshalb nur unter dem Gesichtswinkel der Willkür (Erw. 2 und 3 a). 2. Die Gesetzesdelegation ist nur zulässig, wenn der Gesetzgeber mindestens Gegenstand, Zweck und Umfang der fraglichen Rechtsetzungsbefugnis im wesentlichen selber umschreibt. Gegen den offenkundig klaren Sinn des Gesetzes können die Materialien in diesem Zusammenhang nicht zur Auslegung herangezogen werden (Erw. 3 d). 3. Kantonale Massnahmen, die darauf abzielen, dem Verbraucher die freie Wahl unter verschiedenen Energieträgern zu gewährleisten, stellen kein unvernünftiges Mittel dar, um die im öffentlichen Interesse liegende Versorgung des Landes mit verschiedenen Energieträgern zu sichern (Erw. 4). 4. Liegt eine materielle Enteignung vor, so ist das Recht auf volle Entschädigung nicht mehr Voraussetzung, sondern Folge einer verfassungsmässigen Eigentumsbeschränkung (Erw. 5). ****************************************RegesteArt. 88 OJ; qualité pour recourir: Pour pouvoir attaquer un cas d'application d'une loi, un plaideur doit justifier d'une atteinte réelle à ses intérêts; une atteinte virtuelle ne suffit pas (consid. 1 b). Art. 22ter Cst.; garantie de la propriété: 1. Une dépense supplémentaire de 1 % du budget imposée au constructeur ne constitue pas une atteinte particulièrement grave à la propriété. La cognition du Tribunal fédéral quant à la base légale est partant restreinte à l'arbitraire (consid. 2 et 3 a). 2. La délégation législative doit indiquer au moins approximativement l'objet, le but et l'étendue de la compétence accordée. Les travaux préparatoires ne peuvent servir à préciser ces notions à l'encontre du sens apparemment clair de la loi (consid. 3 d). 3. Des mesures cantonales tendantes à sauvegarder le libre choix des consommateurs d'énergies ne sont pas un moyen déraisonnable d'atteindre le but d'intérêt public que représente l'approvisionnement du pays en agents énergétiques diversifiés (consid. 4). 4. En cas d'expropriation matérielle, la juste indemnité n'est plus une condition de constitutionnalité, mais la conséquence nécessaire de l'atteinte à la propriété (consid. 5). ****************************************RegestoArt. 88 OG; legittimazione ricorsuale. Per impugnare l'applicazione di una legge in un caso concreto, il ricorrente deve far valere una violazione reale dei suoi interessi; una violazione virtuale non è sufficiente (consid. 1 b). Art. 22ter CF; garanzia della proprietà. 1. Una spesa supplementare dell'1 % del preventivo, imposta al costruttore, non costituisce una limitazione particolarmente grave della proprietà. La cognizione del Tribunale federale relativa alla base legale è quindi circoscritta all'arbitrio (consid. 2 e 3 a). 2. La delega legislativa deve indicare almeno approssimativamente l'oggetto, lo scopo e l'estensione della competenza delegata. I lavori preparatori non possono servire a precisare tali concetti contro il senso apparentemente chiaro della legge (consid. 3 d). 3. Provvedimenti cantonali diretti a salvaguardare la libertà d'opzione dei consumatori di energia non costituiscono un mezzo irragionevole per attuare il fine d'interesse pubblico della diversificazione nel paese delle fonti d'approvvigionamento energetico (consid. 4). 4. In caso d'espropriazione materiale, la piena indennità non è più presupposto della costituzionalità, bensì conseguenza necessaria della limitazione della proprietà (consid. 5).Voir le contenu complet de ce document
Extrait
Arrêt de Tribunal Fédéral, 31 octobre 1972
Chapeau
98 Ia 58486. Arrêt du 31 octobre 1972 dans la cause Schneiter et cst. contre Commission cantonale de recours en matière de police des constructions du canton de Vaud et Municipalité de MontreuxFaits à partir de page 585 BGE 98 Ia 584 S. 585A.- Le 23 novembre 1965, le Grand Conseil vaudois a modifié la loi du 5 février 1941 sur les constructions et l'aménagementBGE 98 Ia 584 S. 586du territoire (LCAT). Il a introduit dans le Titre VI concernant les "Mesures générales de salubrité et d'hygiène" l'art. 102bis, qui dispose:"Le Conseil d'Etat arrête les dispositions concernant l'installation de l'électricité, du gaz et du chauffage dans les constructions."En se fondant sur cette nouvelle disposition, le Conseil d'Etat a modifié, par arrêté du 14 avril 1967, le règlement d'application de la loi (RCAT). Il y a inséré le nouvel art. 42ter, dont la teneur est la suivante:"Le gaz et l'électricité pour la cuisson seront amenés dans les cuisines de tous les bâtiments nouveaux ou faisant l'objet d'importantes transformations, et susceptibles d'être raccordés à un réseau existant ou projeté.La municipalité peut accorder exceptionnellement une dispense écrite et motivée sur préavis des distributeurs locaux lorsque le raccordement d'un immeuble à un réseau existant ou pro...Voir le contenu complet de ce document
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